D'abord, la sécurité des personnes
Avant toute autre considération, si vous découvrez une porte forcée et que vous n'êtes pas certain que le logement est vide, ne rentrez pas seul. Un cambriolage récent peut signifier que l'intrus est encore présent. Appelez la police avant d'entrer si le moindre doute existe.
Photographier avant de toucher à quoi que ce soit
Une fois la sécurité des personnes assurée, le réflexe le plus utile est de photographier les dégâts avant de déplacer quoi que ce soit : le chambranle fendu, la gâche arrachée, les traces d'outil sur le cylindre. Ces photographies, prises avant toute intervention, appuient votre déclaration à la police et votre dossier auprès de l'assurance — elles montrent l'état exact dans lequel le logement a été trouvé.
Déclarer à la police
Chaque commune bruxelloise dépend d'une zone de police particulière ; la vôtre est indiquée sur la page de votre commune sur ce site. La plupart des assureurs demandent une déclaration à la police pour instruire un dossier de cambriolage, mais le délai exact pour la faire varie d'un contrat à l'autre — vérifiez-le auprès de votre assureur plutôt que de vous fier à une durée généralement admise. La mise en sécurité du logement, elle, n'a pas besoin d'attendre le procès-verbal : refermer une porte forcée est indépendant de la démarche administrative.
La mise en sécurité, sans attendre
Une porte qui ne ferme plus correctement après une effraction n'est pas seulement inconfortable, elle laisse le logement exposé une seconde fois. La mise en sécurité immédiate consiste à remplacer les éléments forcés — gâche arrachée, cylindre endommagé, parfois une partie du chambranle — pour que la porte referme et protège à nouveau normalement. Cette intervention est annoncée à l'appel : l'ampleur des dégâts varie trop d'un cambriolage à l'autre pour publier un prix fixe, mais le déplacement, lui, suit la même fourchette que toute autre intervention, entre 40 et 70 € hors TVA, avec le même supplément de 50 à 100 % en soirée, la nuit ou le week-end.
Le dossier pour l'assurance
La facture délivrée après une mise en sécurité détaille la date, l'adresse, les éléments remplacés, la main-d'œuvre et la TVA appliquée, avec les photographies prises avant l'intervention. C'est ce niveau de détail qu'un assureur demande pour instruire un dossier de cambriolage. Renforcer la porte au-delà de la simple remise en état — cornière anti-pince, paumelles renforcées, serrure de sécurité — reste une décision à part, chiffrée élément par élément, que vous pouvez prendre immédiatement ou plus tard, une fois le dossier d'assurance traité.
Renforcer, une fois le logement rouvert
Une fois la porte de nouveau fermante et le dossier d'assurance en cours, certains logements ayant subi une effraction gagnent à être renforcés au-delà de leur état d'origine : une cornière anti-pince sur la tranche du battant, des paumelles renforcées qui empêchent de faire sortir la porte de ses gonds, une serrure de sécurité en complément du cylindre. Chacun de ces éléments est chiffré séparément sur le devis, ce qui permet de choisir le niveau de renforcement en fonction du budget et de ce que la porte peut réellement recevoir — une cornière posée sur un chambranle déjà fragilisé par l'effraction, par exemple, ne sert pas à grand-chose tant que le bois n'a pas été repris.

